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Ah !!! le mental. Diniz le jour sans...
Mercredi, 17 Septembre 2008 12:55
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diniz

Extrait d'un article de l'équipe du 23 aout : "il somatise", pense Langlois (son entraîneur).

"Si j' entre dans son jeu, c'est fini. Yohann est tellement dur au mal, je l'ai souvent vu dépasser la douleur... Là il est en train de craquer dans sa tête." L'anxièté gagne. Diniz vient de s'arrêter. Il s'étire et repart. Rien ne va plus. Langlois appelle Thierry Toutain, l'autre entraîneur: "je ne trouve plus les mots ! Faut que tu trouves autre chose, qu'on le remettre dans la course". " J'espère que ce n'est pas grave" glisse Toutain. "Faut te reconcentrer sur ta course, Yohann, y a rien de fait!". Toutain enchaîne:" il doit s'accrocher, car ça va péter devant". Justement, ça ne pète toujours pas. Alors le champion d'heurope s'écoute. Il n'entend plus que son ventre qui grignote cuisse et cerveau. Langlois et Toutain ont compris:" c'est mort"

La patience ça n'est pas le point fort du champion: "le problème avec Yohann c'est qu'il est toujours à fond", dit Toutain."On a du le freiner sans cesse". Comme dans ce début de course, où il répondit à l'intox de l'Italien (futur vaiqueur de l'épreuve). "Les Italiens étaient venus le chauffer à table au village, il a voulu monter qu'il était là." "Mais ça sert à quoi  de faire réunion sur réunion  si 'on fait l'inverse de ce qu'on a décidé", peste Toutain

"Il n'y a pas eu de signe négatif à l'entraînement" confie Toutain. "C'est paradoxal : en était parfois trop confIant on peu perdre sa confiance."

"C'était pas son jour. Il a pensé à tout, sauf à ce qu'il fallait. Il à pensé à sa famille, à ses adversaire. Il est sortie de sa course. Il a montré sa blessure. Mais c'est dans la tête. On lui a mis trop de pression". "L'arrivée au village Olympique  a cassé sa routine, note Langlois. "Il n'a pas su se ferme, être un sale con. Il avait peur de ce qu'on aurait pu dire de lui. Il veut tellement rester simple. Yohann c'est un guerrier, un homme d'action. C'est derniers jour jours ont été propise au questions, aux doutes. On est au jeux. Il s'est demandé :  est ce que je vais être à la hauteur?

 

On peut remercier Langlois et Toutain de nous livrer leur état d'âme pendant la course en direct live. Voilà la problématique de la competition en "vrai" et encore plus aux JO !

On voit ici la difficulté de faire "revenir" le sportif s'il s'est dejà conditionné (les italiens). Comment le faire revenir au présent ? Grâce à des rituels qui lui sont propres. Une image, une sensation, une chanson peut-être... Revenir aussi sur des choses qu'il est capable de faire maintenant, des tronçons pour retrouver l'état de sérénité, tout simplement des objectifs réalisables. Dans tout les cas revenir sur lui et non plus sur les autres, sûrement plus facile à dire qu'a faire. C'est l'entraînement du champion. On voit l'importance de s'isoler, de se mettre dans sa bulle pour ne pas être "pollué" par les autres justement. Ce n'est pas rare de voir des sportifs dire ce qu'ils vont faire et réaliser le contraire. C'est bien sûr les émotions qui me font changer d'avis. Positives ou négatives, elles sont néfastes sur mes décisions. Alors j'ai besoin de me retrouver, d'être sur moi et pourquoi pas sur ma respiration pour décider. Connaître ma motivation profonde me semble, pour terminer, essentiel. Pour qui je le fais, et quand cela sera dur dans ma tête, qu'est-ce qui fait que j'aurais envie d'aller plus loin?

 
Le mot du mois:
L'acceptation

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