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Équilibre, confiance, plaisir et envie
Mercredi, 12 Novembre 2008 14:07
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Vendée Globe

 

Équilibre, confiance, plaisir et envie ronan lafaix, ancien Joueur de tennis de Bon niveau, reconverti dans le coaching pour sportifs, est sophrologue et praticien en pnl (programmation neuro-linguistique)...

ronan lafaix a réalisé, un mixte de tout ce qu’il savait, «un savant dosage entre le mental, le physique et la technique». voici ce qu’il pense de la préparation mentale pour un vendée gloBe. «Les concurrents du Vendée Globe sont tous différents, on ne peut pas faire de généralités. En revanche, pour tous, le boulot doit se faire avant. Soit seul, soit accompagné. Je pense que les plus performants sont ceux qui se sont préparés aussi psychologiquement. Quand on voit l’énergie, l’affectif et l’argent qu’ils mettent dans leur bateau, je m’étonne souvent du peu d’attention qu’ils portent à leur mental. Avant d’être navigateurs se sont des êtres humains. Finalement la seule question qui vaille, c’est pourquoi ils font ça ? Et il vaut mieux avoir la réponse avant de partir que se la poser en pleine baston dans le Paciique. Il faut vraiment mettre de l’énergie dans la connaissance de soi avant de se lancer dans pareille aventure. Plus précisément, la connaissance de soi est un élément important pour pouvoir anticiper et gérer ses émotions. Avoir en mémoire des expériences déjà vécues et savoir s’en servir. L ’estime de soi est importante, la coniance en soi et sur plusieurs mois de navigation en solitaire, elle peut s’effondrer. C’est pourquoi il est nécessaire de savoir pourquoi on est là, de garder le plaisir et l’envie de faire ce que l’on fait».

Bernard Stamm répond:
«Je suis globalement d’accord avec Ronan Lafaix. Par contre, j’ai l’impression, chez moi, que cette analyse ou cette vision des choses se fait automatiquement, par rélexe. Ma première préparation mentale est de me lancer dans le projet en connaissance de cause. De me ixer un objectif et ensuite je mets toute mon énergie au service de ce but, quitte à en donner et à prendre un peu chez les autres. Les problèmes et les dificultés sont, pour moi, des moteurs plus que des obstacles. Je pense que, pour gagner, il faut être persuadé, au moment de la compétition, qu’on a les moyens physiques et les aptitudes nécessaires pour battre n’importe quel concurrents, aussi talentueux soit-il. Pour ça, je puise l’énergie dans l’équilibre qu’il y a dans mon entourage proche, c'est-à-dire, ma famille, mon équipe technique et l’équipe de communication, les sponsors et mes amis. Leur motivation et leur compréhension dans ce que je fais est mon baromètre. Plus ils sont au taquet, plus je mets les gaz. Ça devient rapidement plus compliqué quand je suis obligé de les tirer, de faire la locomotive. C’est la raison, d’ailleurs, pourquoi c’est compliqué à vivre pour les personnes très proches. Elles font souvent un peu ofice de fusible. J’ai de la chance de fonctionner avec des gens que je connais, pour la plupart, depuis longtemps. Ça me permet d’anticiper ce qui peut se passer durant la préparation, de limiter les surprises et de me concentrer sur la course. Et quand le départ est donné, j’ai déjà fait une bonne dizaine de fois le tour du monde dans ma tête. Le plus grand danger, pour moi est l’inconnu, c’est pour ça que j’essaie de ne rien laisser au hasard. La coniance en soi est évidemment primordiale. Si elle était amenée à me faire défaut, je pense que c’est l’unique raison qui pourrait me pousser à demander de l’aide à un préparateur mental. Jusqu’à maintenant, je fonctionne avec un relatif équilibre. Y ajouter quelqu’un comme un préparateur mental peut briser cet équilibre. il existe un risque. Aussi minime soit-il, aussi je ne le prendrai pas. Toujours, ne rien laisser au hasard... Peut-être que ce serait plus facile si le préparateur mental était un ami très proche, un conident. Et, évidemment, la seule question qui vaille, c’est pourquoi on fait les choses. Et là, la réponse est très claire : j’adore ça».

 

 
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