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Apprivoiser l'émotion
Vendredi, 12 Décembre 2008 18:37
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Raynald Denoueix
Raynald Denoueix

L'environement d'une finale est par nature, très déstabilisant. Il faut donc, d'abord, que l'entraîneur ait l'absolue assurance que tout est bien cadré. Bien maitriser l'entourage, ceux qui vont vivre pendant les dernières quarante-huit heures avec les joueurs. Avec l'UEFA, tu sais que le scénario d'avant match est organisé à la seconde près. Comme il y a du stress, de l'excitation, il faut éviter d'en rajouter. Trouver des petits trucs avec les joueurs pour qu'ils gardent des repères pendant le moment de la présentation des équipes, de l'hymne. Il s'agit d'éviter qu'ils soient pris de vertige en approchant du sommet. Ces moments sont longs, il faut éviter que le trac gagne. Personnellement, je les incitais à se mettre des images en tête, comme penser aux dernières minutes vécues en demi-finales, au but d'intel. Globalement il faut se voir avec la coupe dans les bras, avoir des ondes positives, pour éviter que le parsite vienne. Tout doit être envisagé, mais il faut toujours parler de victoire, voir des situations positives.. Personnellement, je ne jouais pas  sur l'aspect émotionnel avant les finales. De toute façon, il y a déjà trop d'émotion. L'idéal, au contraire, c'est que Ronaldo ne veuille pas en dribbler huit plutôt que six et que Drogba ne veuille pas marquer quatre buts plutôt que deux. C'a beau être des joueurs de très haut niveau, l'émotion peut "saisir" tout le monde. Il faut au contraire trouver plein de truc pour la transformer, l'apprivoiser. C'est comme une finale de 100 m : si tu te crispes dans les dix dernier mètres, c'est mort; pour être à fond, il faut être relâché. Pour gagner une finale, il faut d'abord bien la jouer. Pour cela, le plus simple est de se concentrer sur ce qu'on sait faire, en insistant sur l'aspect collectif. Ces matches sont tellement médiatisés que le joueur peut facilement tomber dans le "moi je". En insistant sur le collectif, on ne s"écarte pas des bases, c'est le meilleur moyen de se sécuriser. L'équipe doit rester plus soudée que jamais, car l'excitation, la frustation, parfois, sont à leur comble. C'est aussi la particularité de ces matches : ils peuvent basculer très vite. Tu peux perdre ou gagner le contrôle de la situation en quelque secondes. C'est pour cela qu'il est important d'avoir un plan de jeu : ça peut te permettre de te restructurer, d'éviter qu' à un moment ça s'égare. Ca te rassemble quand ça craque de partout. Alors, on essaie d'orienter le joueur, l'équipe sur ce qui dépend de nous. Que l'arbitre siffle un penalty ou expulse un joueur, il faut pouvoir ce recentrer, se dire : "on n'est plus que dix, on est menés 0-1, mais ça dépend encore de moi, de nous". Propos de Raynald Denoueix, entraîneur de foot, vainqueur de la coupe de France avec Nantes en 1999 et 2000.

Raynald nous montre l'importance de se recentrer sur nos force plutôt que d'aller trouver des excuses à nôtre prestation passagére ou à notre défaite. Ca fait toujours du bien ce petit rappel qu'un objectif ne dépend que de soit, qu'il est silmple précis et surtout réalisable. Je ne peux réussir en match ce que je sais très bien faire à l'entraînement. Alors qu'elles sont mes forces pour aller au "combat"?

 
Le mot du mois:
L'acceptation

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